Richard Lavoie
PORTRAIT

Richard LAVOIE
Auteur de plus de cent films, en cinquante ans, (sans compter ceux auxquels il a participé comme producteur, directeur photo, monteur, etc. ) réalisés au Québec et à travers le monde, Richard Lavoie a été initié très tôt au 7ième Art, par son père, Herménégilde Lavoie, un pionnier du cinéma québécois (1908-73). Au seuil de l’adolescence, il se passionne pour le maniement de la caméra, le montage et les techniques de captation et mixage sonores. Dès 13 et 14 ans, son père l’envoie déjà régulièrement à New York « terminer » les films et faire les tirages couleurs. Parallèlement, il fait des études classiques, fréquente les ciné-clubs, se passionne pour le chant choral, la spéléologie, le vol à voile et étudie même le cor français et la flûte au Conservatoire de musique de Québec…

Années charnières :

1957 : Richard Lavoie entame, en solo, sa carrière de réalisateur-caméraman et monteur : il réalise un premier court-métrage « RENCONTRES DANS L’INVISIBLE », puis va tourner à Cuba, pour son père, en pleine révolution castriste.

1959 : La Russie vient tout juste d’ouvrir ses frontières et Richard Lavoie va y réaliser un reportage qui ne verra jamais le jour, les douaniers soviétiques lui ayant confisqué ses bobines à la frontière russo-polonaise.

1962 : Herménégilde Lavoie quitte le cinéma et retourne à l’emploi de l’État, au Ministère des Affaires Municipales du Québec. Richard Lavoie prend la relève, se marie avec Danielle Roux, sculpteure, (maintenant décédée) et part un an en Europe pour voir du pays et des films, rencontrer des artistes, plonger dans les racines greco-romaines. Le tout se termine sur un lit d’hôpital, à Larissa en Grèce, hépatite oblige…

1963-65 : Mise en chantier du court métrage de fiction, « NOËL À L’ÎLE AUX GRUES » et d’un documentaire sur la carrière de géologue, « DIALOGUE AVEC LA TERRE » qui fut pour Richard Lavoie l’initiation aux Inuits et à l’Arctique. Implantation d’un studio à Québec, puis à Tewkesbury, dans les Laurentides, pour répondre à la plupart des besoins de la post-production cinématographique, en région. De nombreux réalisateurs québécois et étrangers y viennent finaliser leurs films : il leur est même fourni logement, balades à cheval et même baignade dans la rivière Jacques-Cartier… Tournage à Chypre, « LES COBAYES », un reportage sur le conflit qui oppose Grecs et Turcs.

1966-74 : En ces années, Richard Lavoie et son équipe réalisent « POURQUOI C’EST FAIRE? », « TE RETROUVER QUÉBEC » et plusieurs courts, moyens et long-métrages pour l’Office du film du Québec dont le dernier, « FRANC-JEU », en 1974, sur la Superfrancofête, auquel participe, comme directeur-photo, le regretté Paul Vézina. Après avoir réalisé et co-réalisé cinq court métrages en langue inuktitut, dont « KATAK ET KUKTUK SE RACONTENT ET CHANTENT», Richard Lavoie scénarise « YOGINE », un long-métrage de fiction qui rallie des producteurs en France, au Japon et même, pour le premier rôle, le célèbre acteur Tatsuya Nakadai. Ce long métrage ne verra jamais le jour n’ayant pu obtenir le support financier au Canada…

1973 : Décès d’Herménégilde Lavoie et mise en route du film : « HERMÉNÉGILDE LAVOIE, VISION D’UN PIONNIER DU CINÉMA QUÉBÉCOIS 1908-1973» à partir principalement des premiers films de ce cinéaste, « LES BEAUTÉS DE MON PAYS ». Ce film a été produit avec l’aide de la Cinémathèque québécoise.

1974-75 : Réalisation, avec l’aide de Rock Demers de Faroun Film, de « GUITARE », long métrage de fiction qui complète, avec « LA CABANE » et « UNE DRÔLE DE BALLADE », un premier cycle de films pour enfants. S’ajoute à cette collection, un dernier, tourné au Nunavut en 2001; « LE SOLEIL DE NULIGAK».

1979-80 : Réalisation du long métrage documentaire « VOYAGE EN BRETAGNE INTÉRIEURE » et mise en route d’une série de huit films : « LES BELLES FOLIES » sur des Québécois peu ordinaires… artistes, patenteux, etc.

1981-83 : Déménagement du studio et des quatre enfants à Beauport, près de Québec. Directeur-photo sur « NICARAGUA SANDINISTA », une série de 6 films sur le mouvement sandiniste. Écriture de deux scénarios de long métrage fiction et tournage de « L’ÉPAVE DE LA DUNE DE L’EST » et de « L’ODYSSÉE DE LA MARIE-CLARISSE ». Ces films inaugurent la période « Mer » du cinéaste…

1984-90 : Réalisation du film officiel (en trois volets) sur les événements maritimes de Québec-Saint-Malo 1534-1984. Réalisation à Chypre et au Mali de deux Légendes du Monde (pour Via le Monde) ainsi qu’un long métrage documentaire sur le monde de la spéléologie au Québec, « LE TROU DU DIABLE ». Recherche et écriture d’un scénario de long métrage de fiction ayant pour cadre une ville divisée, Nicosie, à Chypre.

1991-97 : Mise en route et réalisation du long métrage « RANG 5 »; un portrait d’une dizaine de familles impliquées dans l’agriculture d’aujourd’hui au Québec, puis une série de six courts métrages, dont deux en France, qui témoignent d’une nouvelle agriculture plus respectueuse de l’environnement. « LE COMMANDO DE L’INFINIMENT PETIT », un film d’une heure réalisé en collaboration avec Imme Gerke et Jacques Drolet, scientifiques qui présentent une alternative écologique (les bons virus) aux pesticides chimiques en agriculture.

 

1998-2000 : Réalisation de deux films sur l’art : « CHARLES DAUDELIN, DES MAINS ET DES MOTS », film intimiste sur ce grand sculpteur québécois décédé en 2001, et « CONFIDENCES D’UNE FANFARE » film d’une heure avec la Fanfare Pourpour (ex-Enfant-Fort et Pouet Pouet Band).

 

2001 : Tournage au Nunavut de « LE SOLEIL DE NULIGAK», film pilote d’une demi-heure qui s’insère dans une collection de films pour enfants à venir : « TOUS LES ENFANTS DU MONDE » ...

 

2002-2004 : Réalisation d'un long métrage documentaire aux Iles-de-la-Madeleine « LE TEMPS DES MADELINOTS », renouant ainsi avec ses origines madeliniennes par son grand-père, Edmond à Luc Richard de Havre-aux-Maisons.

 

2005-2006 : Producteur associé et conseiller à la réalisation du documentaire « MIKE BIRCH, LE COW-BOY DES MERS » réalisé par James Gray sur le grand skipper canadien.

 

2007- : D’autres projets sont en écriture et en cours de production.